La Grande Briqueterie de Landerneau

Le site de la Grande briqueterie de Landerneau, tout récemment ouvert à la visite, est un des petits joyaux du patrimoine industriel que la ville de Landerneau a pour projet de valoriser au sein de son parcours historique !

On vous propose un petit tour du propriétaire...

De la brique oui, mais pas que !

Avant de parler de brique, de céramique et de carreau de ciment, il faut se replonger dans l’histoire industrielle de la ville. Le site n’a pas toujours été une fabrique de briques !  Landerneau s’est fortement développée grâce au commerce des toiles de lin, appelées « crées », entre les XVIIe et XIXe siècles. Le lin a notamment permis le financement et la construction du territoire des enclos paroissiaux situé à cheval entre les Pays de Landerneau-Daoulas, Pays de Landivisiau et Pays de Morlaix.

Le site actuel de Traon-Elorn, qui comprenait autrefois deux moulins et un étang aujourd’hui disparu, fut transformé et aménagé pour y accueillir dans un premier temps la Société linière du Finistère dès 1843-1846.

Première grande entreprise de filature de la ville, puis du département, la Société linière est le résultat d’une association de six grands négociants pour la plupart landernéens. D’abord installée au XVIIIe siècle sur le site des Capucins - actuel Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture - l’entreprise comptant près de 400 ouvriers confectionne des toiles de chanvre pour la Marine (sacs, voiles, vêtements…) ainsi que des toiles de lin de qualité reconnue et exportées jusqu’en Angleterre.

 

Une ville à l’extérieur de la ville

Le développement technique de l’ère industrielle va considérablement bouleverser les pratiques et la production ! Dès les années 1840, les négociants landernéens ne tardent pas à faire appel aux ouvriers écossais et irlandais, rompus aux métiers à tisser mécaniques. Ces derniers enseigneront leur savoir-faire aux ouvriers bretons. L’accroissement des effectifs de l’entreprise poussera la Société linière à déplacer son activité à l’emplacement des vieux moulins de Traon-Elorn, à l’extérieur de la ville.