Entrons dans les cabinets de curiosités

Soyez curieux au FHEL toute la saison !

Nous l’attendions tous avec impatience, la voilà qui va faire du bruit dans Landerneau : j’ai nommé « Cabinets de curiosités » ou la nouvelle exposition du Fonds Hélène & Édouard Leclerc. Il est grand temps d’aller la découvrir ! C’est justement la curiosité avivée, que je pousse les portes du FHEL (comme on l’appelle ici), afin de visiter cette nouvelle expo, loin de l’esprit de celles qui ont pu s’y dérouler auparavant, tant de par son contenu que sa scénographie...

À thématique originale, scénographie originale

J’ai rendez-vous pour une visite guidée avec non pas un, mais trois médiateurs ! L’exposition est en effet divisée en 16 espaces aux thématiques différentes, mais restant bien entendu toutes liées au même thème, celui des cabinets de curiosités. Je me plais dès lors à deviner la profusion des œuvres dissimulées derrière les murs.

De l’origine des cabinets de curiosités

À l’intérieur, les couleurs des cloisons plongent les visiteurs dans l’ambiance intime des cabinets de curiosités, nés en Europe à la Renaissance. À l’origine, leurs propriétaires, des souverains, des princes, des banquiers, ou encore de riches marchands (pensez par exemple aux Médicis), collectionnaient des objets rares et précieux, venus des quatre coins du monde, dont seuls quelques privilégiés pouvaient profiter.

La visite commence avec Alexandrine dans la première salle de l’exposition. Notre groupe s’attarde sur l’une des nombreuses horloges à automates présentée dans les vitrines : le char de Bacchus (galerie Kugel), un modèle très complexe datant du 16ème siècle. À chaque heure, les différents personnages composant l’objet prennent vie… Impressionnant ! Bien sûr, au vu du nombre d’horloges exposées, elles ne sont, pour des raisons évidentes pas en fonctionnement, mais une vidéo permet d’en avoir un aperçu.

Une exposition résolument moderne

Ensuite, notre groupe pénètre dans les salles dédiées au Muséum d’histoire naturelle. Changement de décor et contraste saisissant puisqu’ici place à la rationalité, à la classification des espèces et des connaissances. À l’intérieur de ce cabinet, on retrouve diverses espèces végétales, mais aussi des minéraux. Intriguée, je m’approche de cette collection : il s’agit des minéraux qui entrent dans la composition des smartphones. L’exposition n’est résolument pas tournée vers le passé, bien au contraire !

Nous rejoignons Corentin, notre 3ème médiateur dans les pièces du fond de l’exposition. Ici, les artistes, inspirés de l’esprit des cabinets de curiosités, de la nature, de l’environnement qui les entoure, vont créer des œuvres d’art contemporaines parfois… surprenantes. Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir… 

La visite guidée s’achève ici. Assurément, cela a éveillé mon attention. Je m’en vais donc découvrir en autonomie d’autres thématiques, d’autres artistes et collections, comme celle d’Emile Hermès, exposée dans une sorte de labyrinthe ou celle de François Curiel, commissaire-priseur, qui recense de nombreux marteaux, rangés par taille. Très esthétique !